Prompt engineer

Le métier en bref :

Salaire moyen

40-55k

Niveau d'études

Bac +5

Météo de l'emploi

Très recherché

Années d'experience

0-3 ans

Le prompt engineer, ou ingénieur de prompts, est un expert de l'IA générative qui conçoit et optimise les instructions adressées aux modèles de langage pour obtenir des résultats précis. Avec l'essor de ChatGPT et des technologies similaires, ce métier attire une demande croissante des entreprises, qui cherchent à intégrer ces outils dans leurs processus. Missions, salaire, formation, compétences et perspectives : découvrez ce nouveau métier de l'IA.

Les missions de Prompt engineer

Le métier de prompt engineer consiste à concevoir, tester et optimiser des instructions (prompts) pour guider les LLM (large language models) vers des résultats précis et fiables. Au quotidien, il parcourt des cas d'usage variés : amélioration de chatbots conversationnels, génération automatisée de contenu marketing ou encore analyse de données textuelles massives.
Ce professionnel collabore étroitement avec les data scientists et les équipes produit pour intégrer les prompts dans les pipelines de production. Il documente les bonnes pratiques et surveille les biais ou risques liés à l'IA générative.
Voici une synthèse des activités principales :

Missions principaleOutil IAObjectif
Concevoir et itérer des promptsAPI OpenAI, Claude, MistralObtenir des réponses pertinentes et cohérentes
Évaluer la qualité des sortiesPromptLayer, LangSmithMesurer la performance et détecter les anomalies
Intégrer les prompts en productionLangChain, frameworks MLAutomatiser et industrialiser les flux IA

 

Pour approfondir les fondamentaux, consultez la définition du prompt engineering (Wikipedia, 2026). Le prompt engineer doit aussi maîtriser l'art de formuler des requêtes qui prennent en compte le contexte, les contraintes éthiques et les attentes métier, transformant ainsi une simple instruction en levier stratégique pour l'entreprise.

Quelles études pour devenir Prompt engineer ?

Le parcours de formation pour devenir prompt engineer reste encore en construction, car le métier est récent. Les profils les plus recherchés combinent généralement un diplôme en informatique, en data science ou en intelligence artificielle avec une spécialisation en traitement du langage naturel (NLP). Les formations de niveau Bac+3 à Bac+5 en informatique, en communication digitale ou en ingénierie des données constituent une base solide pour accéder à ce métier.

KEDGE Business School propose plusieurs programmes reconnus qui permettent d'acquérir les compétences nécessaires. Le master of science Data Analytics for Business forme notamment des experts en gestion de projet data et transformation digitale, avec une dimension forte en intelligence artificielle et apprentissage automatique. 

Au-delà des cursus longs, les bootcamps et certificats courts jouent un rôle essentiel pour se mettre à jour rapidement. Des formations éligibles au CPF, permettent d'apprendre les techniques avancées de prompting en quelques semaines.

Quelles sont les compétences requises pour être Prompt engineer ?

Hard skills, compétences techniques et professionnelles

Le prompt engineer doit maîtriser un ensemble de compétences techniques solides pour concevoir et optimiser des prompts efficaces. La compréhension du traitement du langage naturel (NLP) et des modèles de langage constitue la base : connaître l'architecture des transformers, les mécanismes de tokenisation et les limites des LLM permet d'anticiper leurs réponses.
La programmation en Python reste indispensable pour automatiser les tests, gérer les datasets et intégrer les APIs OpenAI ou d'autres fournisseurs de modèles génératifs. L'évaluation des performances figure également parmi les compétences clés : mettre en place des benchmarks, analyser les métriques de qualité et itérer sur les prompts jusqu'à obtenir des résultats cohérents et pertinents. Une sensibilité à l'analyse de données et aux principes de data science facilite la détection de biais et l'optimisation continue des instructions.

Soft skills, qualités personnelles et manières d'être

Au-delà de la technique, le métier exige de solides qualités humaines. La créativité permet d'aborder les limites de l'IA de manière inventive et de reformuler les prompts sous des angles variés pour maximiser leur efficacité.
La résolution de problèmes et les capacités de raisonnement logique s'avèrent essentielles : face à une réponse imprécise ou biaisée, le prompt engineer doit diagnostiquer rapidement la source du problème et ajuster ses instructions (Epitech, 2025). La communication interdisciplinaire joue également un rôle central. Expliquer les capacités et les limites des modèles aux équipes produit, marketing ou juridiques demande pédagogie et aisance relationnelle.
Enfin, la veille technologique permanente reste indispensable dans un domaine qui évolue à grande vitesse : suivre les avancées des LLM, tester de nouveaux modèles et s'adapter aux changements fait partie intégrante du quotidien (DataScientest, 2025).

Évolution du métier de Prompt engineer : à quoi s'attendre pour l'avenir ?

Le métier de prompt engineer se transforme rapidement avec l'amélioration continue des modèles d'IA et l'émergence de nouveaux outils. Les professionnels du secteur s'orientent vers des spécialisations pointues : safety et alignment des modèles (pour garantir des sorties éthiques et conformes), MLOps des prompts (intégration dans des pipelines automatisés) ou encore conception multimodale (texte, image, audio).
Cette évolution exige une veille technologique constante pour maîtriser les frameworks émergents tels que DSPy ou Opik, qui automatisent une partie des tâches de test et d'optimisation.

Selon DataScientest (2025), les offres d'emploi pour prompt engineers ont progressé de 35 % en un an, confirmant la forte demande d'un marché en pleine expansion.

L'automatisation modifie le quotidien du prompt engineer : les tâches répétitives de test sont progressivement prises en charge par des outils low-code, libérant du temps pour des missions stratégiques comme l'analyse de risques, la validation éthique ou la collaboration avec les équipes produit.

Parallèlement, le marché s'internationalise et favorise le travail en freelance, offrant une flexibilité accrue mais exigeant une capacité à documenter et partager les meilleures pratiques au sein d'équipes distribuées. Pour rester compétitif, le prompt engineer doit cultiver un esprit d'expérimentation, une rigueur méthodologique et une capacité à traduire les besoins métiers en instructions précises pour l'IA.

Où travaille un Prompt engineer ?

Le prompt engineer trouve sa place dans une grande variété de secteurs qui exploitent l'IA générative au quotidien. Les entreprises tech (start-ups IA, éditeurs de logiciels, GAFAM) restent les recruteurs les plus actifs, mais les services financiers, la santé, l'e-commerce et les agences digitales embauchent également pour intégrer des assistants virtuels intelligents et automatiser la génération de contenu.
Les banques et assurances valorisent particulièrement les compétences en prompt engineering pour améliorer l'analyse de données clients et la conformité réglementaire (CIDJ, 2025). Côté modalités, le métier s'adapte parfaitement au télétravail et au freelance : de nombreux professionnels exercent en remote pour des clients internationaux, facturant en journée ou au forfait projet (ABC Portage, 2024).
Cette flexibilité attire des profils autonomes souhaitant piloter leur activité tout en restant au cœur de l'innovation IA. Pour en savoir plus sur les métiers de la data qui partagent cette polyvalence, consultez notre fiche métier data analyst.

Quel est le salaire d'un Prompt engineer ?

En France, un prompt engineer junior peut prétendre à une rémunération comprise entre 40 000 et 55 000 euros bruts par an (Studyrama, 2025). Avec l'expérience, les profils confirmés atteignent entre 65 000 et 90 000 € bruts annuels. Les prompt engineers senior perçoivent généralement entre 70 000 et 110 000 euros bruts par an, primes et bonus inclus.
Plusieurs facteurs influencent la rémunération : la localisation géographique (Paris offre des salaires supérieurs de 15 à 20 % par rapport à la province), le secteur d'activité (finance, santé et tech paient mieux) et surtout l'expertise avec les large language models et les outils d'IA générative. Les profils maîtrisant plusieurs modèles (GPT, Claude, Llama) et capables de documenter leurs prompts obtiennent les meilleures rémunérations.

Carrière et évolution professionnelle d'un Prompt engineer

Après quelques années d'expérience, le prompt engineer dispose de plusieurs trajectoires d'évolution attractives. La maîtrise des retours d'expérience et la veille technologique continue s'avèrent déterminantes pour progresser dans ce métier en pleine structuration.
Voici les principales évolutions possibles :

  1. Lead Prompt Engineer : coordination d'une équipe spécialisée, définition des standards et bonnes pratiques de prompt design, accompagnement des équipes de développement sur les projets stratégiques.
  2. AI Product Manager : piloter la vision produit IA, définir les objectifs et roadmaps, orchestrer la collaboration entre data scientists, ingénieurs et métiers pour déployer des solutions génératrices de valeur.
  3. MLOps Engineer : gérer les pipelines de déploiement et d'automatisation des modèles LLM, intégrer le prompt engineering dans les workflows CI/CD, garantir la gouvernance et la sécurité en production.
  4. Expert éthique IA : auditer les biais des modèles, concevoir des garde-fous pour l'alignement et la sûreté, conseiller les organisations sur la conformité réglementaire et l'usage responsable de l'IA générative.

Par ailleurs, nombre de prompt engineers expérimentés basculent vers le consulting ou créent leur propre start-up spécialisée en génération de contenu, valorisant ainsi leur expertise transversale et leur capacité à résoudre des problématiques métier complexes.

 

Exemples de formations

FAQ sur le métier de Prompt engineer

Qu'est-ce qu'un prompt engineer en bref ?

Un prompt engineer est un professionnel spécialisé dans la conception et l'optimisation d'instructions (prompts) destinées aux modèles d'intelligence artificielle générative. Son rôle clé consiste à structurer ces requêtes pour que l'IA les interprète efficacement et produise des réponses pertinentes, sûres et adaptées aux besoins métier.

Comment devenir prompt engineer ?

Pour devenir prompt engineer, il faut généralement suivre un parcours bac+3 à bac+5 en informatique, data science ou NLP, complété par une formation continue spécialisée en IA générative. L'auto-formation via des cours en ligne, MOOC, bootcamps et la réalisation de projets pratiques sur des plateformes comme OpenAI ou Hugging Face permettent d'acquérir rapidement les compétences opérationnelles recherchées.

Qu'est-ce que le prompt engineering ?

Le prompt engineering est une discipline émergente qui consiste à développer et optimiser des prompts pour guider les modèles de langage dans la production de résultats spécifiques et de haute qualité. Cette pratique s'appuie sur les principes du traitement du langage naturel (NLP) et nécessite une compréhension fine des architectures d'IA générative.

C'est quoi un prompt IA ?

Un prompt IA est une instruction textuelle donnée à un modèle d'intelligence artificielle générative par un utilisateur pour obtenir une réponse ou accomplir une tâche spécifique.
Concrètement, il s'agit de la requête que vous saisissez dans ChatGPT, Claude ou tout autre chatbot pour guider l'IA vers le résultat souhaité. Le prompt peut être une simple question ("Quelle est la capitale de l'Allemagne ?"), une demande de création de contenu ("Rédige un email professionnel pour...") ou une instruction complexe avec contexte et contraintes précises. La qualité du prompt influence directement la pertinence et la précision de la réponse générée par l'IA, d'où l'importance de maîtriser l'art de leur formulation.

Quels langages utilise un prompt engineer au quotidien ?

Un prompt engineer utilise principalement Python pour scripter et automatiser les tests de prompts, SQL pour manipuler les données d'entraînement, et des outils low-code pour prototyper rapidement. Il travaille également avec des APIs (OpenAI, Anthropic, Mistral) pour intégrer les modèles dans les applications et évaluer leurs performances.